Visuel compte rendu des VDV63 sur le thème de la patience

Le compte-rendu des #VDV63

“ L’éloge de la patience ”. Voici le thème que j’avais proposé pour le 63ème opus des Vendredis du Vin. Un thème assez inattendu de la part d’une impatiente telle que moi, mais qui semble avoir inspiré la communauté des vendredistes. Je ne vais pas tester plus longtemps les limites de votre patience, place au compte-rendu des VDV #63 !

Commençons par Boris Politi, que j’ai accueilli sur le blog pour l’occasion. Dans son billet, Boris nous avoue qu’il est impatient et nous dévoile les stratégies qu’il a dû mettre en place pour gérer au mieux cette impatience dans le domaine du vin.

D’impatience, il en a aussi été question dans la participation de Sylvie Cadio sur Facebook. Comme Sylvie n’a pas de blog, je vous livre ci-dessous le texte qu’elle a publié sur la page des Vendredis du Vin :

La patience ? Non, non et re-non ! Je sais, plus qu’une qualité c’est même une vertu. Je n’ai pas ça en rayon. La patience c’est un truc qui pour s’apprivoiser demande du temps. Et pour l’apprivoiser, curieux paradoxe, faudrait se faire violence : ne dit-t-on pas « s’armer de patience » ? Eh bien je n’ai pas d’arme. D’aucune sorte. A moi l’impatiente qui veut tout et tout de suite, à moi qui fais tout dans l’urgence et au dernier moment pour que monte la salvatrice pression, le mot « patience » est une torture rien qu’à le prononcer. Mais je sais gré à tous les vignerons qui en ont eux, de la patience. Une vie entière pour « faire », et quelques minutes à moi pour « défaire ». Certes je suis capable d’attendre pour ouvrir une bouteille qu’elle ait sa majorité, qui heureusement n’est pas toujours à 18 ans. Mais aussitôt que je l’ai choisie, sortie de son casier, y a pas de temps à perdre. Je l’ouvre, je me verse juste ce qu’il faut pour voir à quoi ça ressemble, et ensuite je bichonne en carafant s’il en est besoin (et c’est dans 90% des cas le mieux de carafer). Ah merde, elle est où la carafe « kivabien » ? patience, patience, on ne s’énerve pas, elle doit bien être quelque part… bon ben en attendant que la mémoire me revienne je vais regoûter un peu, hein ! De sorte qu’il peut arriver à un vin d’être bu totalement sans jamais avoir eu le temps d’être carafé…

Sylvie reconnaît donc être impatiente.
Tout comme Isabelle Perraud (domaine des Côtes de la Molière) qui admet volontiers son manque de patience dans le vin. Elle aime « les vins jeunes…les fruits gourmands…la vivacité » et même quand il s’agit de ses vins, elle n’a pas besoin pour les apprécier de faire preuve de la patience qu’elle préconise pourtant à ses clients.

Si l’on en croit Nicolas de Rouyn (Bon Vivant), la patience n’est pas non plus le fort de Régis Franc, dont il a choisi de nous brosser le portrait pour ces VDV #63. Un impatient qui produit depuis quelques années du vin dans les Corbières, au domaine Chante Cocotte.

Serait-ce aussi l’impatience qui a poussé Sandrine Goeyvaerts (La PinardotheK) à nous livrer son billet dédié aux Vendredis du Vin dès jeudi soir ? Un billet où elle nous raconte ses débuts de caviste et sa première prise de risque avec les vins d’un vigneron du Languedoc pour lesquels elle avait eu un coup de coeur absolu.

Si Sandrine a dégainé son billet plus vite que Lucky Luke, elle a été suivie de près par Yann Dereu (Ah le vin). Dans son billet, Yann conclut en invitant ses lecteurs à choisir les vins à servir en fonction du plat mais aussi en se demandant si c’est ou non le bon moment pour ouvrir la bouteille. Pas toujours facile de déterminer ce « bon moment »…

Guillaume (God Bless Bacchus) a trouvé la solution : avoir plusieurs exemplaires de la même bouteille pour pouvoir concilier l’impatience de goûter et le besoin d’attendre. Pour sa première participation aux Vendredis du Vin, c’est dans la Loire qu’il a choisi de nous emmener avec un Chinon du Domaine de la Marinière de Boris Desbourdes.

La Loire est aussi à l’honneur sur le blog Bonum Vinum de Jacques Péneau. « Le Muscadet est-il patient ? » Voici la question que se pose Jacques. Je vous laisse découvrir sa réponse sur son blog.

La Loire toujours avec Anne Graindorge qui nous revient après une petite absence. Pour son retour dans les Vendredis du Vin, c’est un vin du Domaine Amirault sis au Clos des Quarterons sur l’appellation Saint-Nicolas-de-Bourgueil qu’elle a choisi de mettre en avant.

Après la Loire, place au Jura !
J’attendais Olif sur le vin jaune, et c’est finalement un autre Olivier, Olivier Zavattin (Le Blog du Caveau du Sommelier by Oz), qui a évoqué ce vin que j’aime tant. Un vin jaune de 1864…Ça laisse rêveur…

David Farge (Abistodenas) a lui aussi choisi de nous emmener sur les terres jurassiennes à l’occasion de ces VDV #63 avec une bouteille de Jean-François Ganevat. Une bouteille avec « une histoire bien enracinée dans les contours de cette éloge du temps qui passe », qu’il oppose au « zapping insipide des Neknominations ».

Le Jura a décidément eu beaucoup de succès lors de cette 63ème édition, puisque c’est un « Pet’Nat » jurassien de Philippe Bornard qui a séduit Fred Truchon (Vortex du Gosier) et qui le contraint aujourd’hui à s’armer de patience…pour cause de rupture de stock !

Le Languedoc a également été à l’honneur pour cette 63ème édition des Vendredis du Vin grâce au domaine Clos Romain, évoqué par plusieurs de nos participants.
C’est en effet le Clos Romain qui a inspiré Olivier Lebaron (Showiniste).

Un domaine également cher au coeur de Gérard Garroy (Vins Coeurs) et dont il aime énormément la cuvée « Patience ».

Une cuvée qu’Olivier Grosjean (Le blog d’Olif) a quant à lui savourée dans le millésime 2008, premier millésime de Céline Beauquel.

La cuvée Patience est enfin l’une des bouteilles choisies par Franck Kukuc pour illustrer sa petite participation sur Facebook aux Vendredis du Vin. Je vous livre ci-dessous ses quelques mots :

Ce ne sera qu’un clin d’oeil comme un instant en suspension au goût d’éternité.
Un jour prochain, je l’espère, viendront les mots. A la croisée des chemins, lorsque les choses ne sembleront pas être ce qu’elles sont, l’esprit et l’âme verront plus loin. Patient alors je serai et en parfait accord avec les vins qui auront attendu leur heure, j’agirai assagi. Calme et serein.

Nathalie, Michel et Daniel se sont eux retrouvés sur le chemin de la gourmandise puisqu’ils nous ont tous les trois parlé de vins et d’accords en cuisine.

Nathalie Merceron (Côte-du-Rhône News) est allée du côté de Rasteau pour nous raconter l’histoire du Rasteau VDN ambré du domaine des Escaravailles. Un Rasteau qu’elle a marié à un baba au sirop de cardamome, crémeux banane, sauce caramel pour un accord tout en subtilité.

Michel Smith (Pour le vin) nous raconte quant à lui le mariage inattendu du Rancio sec avec une spécialité japonaise baptisée «Cha No Ka», une langue-de-chat au thé vert Okoicha (Matcha) de Kyoto.

Daniel Sériot (Journal d’un passionné de la rive droite) enfin, nous explique, à travers quelques exemples d’accords qui nous donnent l’eau à la bouche, que « la cuisine et le vin sont des jeux de patience… et de récompense. »

« La patience d’attendre LE plat idéal », voilà ce dont nous parle notamment Tom Delanoue (1098.fr) en prenant l’exemple de ce Dom Ruinart 1990 qu’il a retrouvé 6 ans après l’avoir goûté pour la première fois et qui s’est révélé sur une marmite de purée aux truffes. Mais il y a aussi selon lui la patience d’attendre le moment idéal, celui où sont présents les gens que l’on aime.

Guillaume Deschamps (Découverte Vins) a choisi de son côté de nous « conter une anecdote concernant un autre type de patience, celle de la bouteille déjà ouverte. » Comme quoi, oublier une bouteille quelques jours après ouverture peut parfois réserver de bonnes surprises…

Catherine (Une femme des vins) a pour sa part eu envie de nous présenter un type de vin que l’on n’a pas l’habitude d’attendre : un rosé, et plus exactement un Côtes du Rhône rosé La Pialade du millésime 1991.

Comme à leur habitude, les membres du groupe des Brusseleirs, sous la plume ce mois-ci d’Arristo Bomba, nous ont donné envie en décrivant leur dégustation organisée pour coller au thème du mois, avec pas moins de 7 vins.

Marie (Drink a beat) a quant à elle choisi pour illustrer le thème de la patience de nous parler de l’édition limitée lancée par Perrier-Jouët pour son bicentenaire.

Si Gérard Garroy a décidé de nous faire son « samedi du vin du vendredi », il n’est pas le seul « retardataire » à avoir tester ma patience 😉

Première participation arrivée un peu après les autres, pour cause de décalage horaire : celle d’Alain P. du blog Hippovino en direct du Québec. Et c’est du Sud-Ouest qu’il est question, et plus particulièrement des vins de Cahors, « des vins pour les patients ».

Pour se faire pardonner son retard, Eric Leblanc (Le p’tit blanc sans col) nous a « amené le dessert » avec un moût partiellement fermenté issu de raisins passerillés du Domaine de la Marfée portant le doux nom de « Sugar Baby Love ».

Véronique Attard du domaine Mas Coris a pris son temps pour nous raconter son quotidien de vigneronne où la patience est omniprésente. Elle nous parle ainsi du temps des vignes, « un temps où les mains sont les aiguilles de cette horloge », mais aussi de « la patience d’après vigne », celle du vin, qu’elle compare à la « patience d’un parent attentif à ses enfants ».

Après être allé puiser dans sa mémoire une dégustation verticale de Château de Suronde, Philippe Rapiteau (La Pipette aux quatre vins) questionne quant à lui notre confiance au temps en évoquant ces bouteilles à côté desquelles on passe pour les avoir attendues trop longtemps mais aussi celles qui dès leur ouverture nous laissent à penser qu’elles auraient pu patienter encore un peu.

Notre dernier retardataire, Antoon Laurent (The Wine Patriot), s’interroge lui aussi sur la patience nécessaire pour qu’un vin arrive à son apogée, tout en admettant que cette dernière est subjective. Pour illustrer cet éloge de la patience, c’est finalement un Château d’Yquem qu’il a choisi car il représente à ses yeux « le cru qui peut se permettre la patience absolue ».

Si c’est un Chemin de Moscou qui m’a fait choisir le thème de la patience pour ces VDV #63, Yquem est l’un des vins que j’évoque aussi dans mon billet, aux côtés d’autres vins de Bordeaux et de Champagne.

Voilà, je crois que j’ai réussi à faire le tour de toutes les participations. J’espère que je n’ai oublié personne mais si c’est le cas, n’hésitez pas à me faire signe !

Pour ma première en tant que présidente, j’ai été ravie de vous voir aussi nombreux à répondre présents et j’ai pris énormément de plaisir à vous lire. Alors je crois que pour conclure cette 63ème édition des Vendredis du Vin je n’ai qu’une chose à dire : un grand merci à toutes et à tous !

Et maintenant, je vous laisse entre les mains de Doc ADN, du blog Escapades. Encore un peu de patience, et il ne devrait pas tarder à vous dévoiler le thème pour sa présidence des Vendredis du Vin 64e du nom…

P.S : on a aussi parlé des Vendredis du Vin sur le blog de France3 Midi-Pyrénées dédié au numérique !

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0 comments on “Le compte-rendu des #VDV63

  1. Michel Smith
    5 mars 2014 at 14 h 14 min

    Un mot : bravo !

    • Maïlys
      5 mars 2014 at 14 h 33 min

      Merci Michel 😉

  2. Nicolas de Rouyn
    5 mars 2014 at 15 h 28 min

    Merci, c’est sympa

    • Maïlys
      5 mars 2014 at 20 h 03 min

      Merci Nicolas.

  3. GREG
    5 mars 2014 at 21 h 47 min

    La patience est un art qu´il convient de maitriser pour produire du bon vin

  4. thesotmelier
    6 mars 2014 at 1 h 34 min

    Chouette résumé et nécessaire pour éviter de louper l’un des textes des participants.
    Merci Maïlys pour cet important boulot pour les VDV.

    • Maïlys
      6 mars 2014 at 9 h 12 min

      Merci Gérard 😉

  5. Ah-le-Vin Blog
    6 mars 2014 at 13 h 07 min

    Super !!!

    • Maïlys
      6 mars 2014 at 16 h 29 min

      Merci Yann.

  6. LAURENT Guy Calixte
    6 mars 2014 at 17 h 42 min

    A mon avis la patience doit être chose dosée
    Quelque chose comme un flacon repose
    Ignore du temps dont on dispose
    Le larron qui veut lui faire la chose
    Affairé et impatient le pousse à l’apothéose
    Il espère, attend une chose
    Au summum de son art son impatience explose
    Pour une patience fort clause
    Il risque de louer trop de chose
    Il lui faut pousser la chose à la limite de sa pause
    De patience contrôlée puisse t-il goûter saveur éclose.

  7. Arsène Bacchus
    26 mars 2014 at 16 h 07 min

    Le mot patience sous toutes ses coutures. Merci pour cet article.

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